Collectif Guinéen Contre le Pouvoir Militaire: la nation d'abord !
Lettre de Mamadou Tandja à El Hadj Hamidou Diallo, secrétaire général du BRDS, coordonnateur des partis non alignés SEPI JOTNA, Sénégal
Mon cher El Hadj Hamidou Diallo,
C’est du fond de ma prison que je t’écris cette lettre en te demandant de bien vouloir la faire publier au monde.« Boli Bana » (la fuite est finie) pour moi. J’aurai du t’écouter.
J’ai été le président le mieux élu d’Afrique. Dès ma prise de pouvoir, j’ai oublié ceux grâce à qui j’ai accédé aux instances suprêmes et suis devenu « la constante », l’égal de DIEU lui-même sur terre et dans les cieux. Oui, c’est moi qui faisais et défaisais les carrières, décidais de la vie de millions d’individus, bastonnais qui je voulais, emprisonnais qui je voulais, honorais qui je voulais. DIEU lui-même comme je te le dis, ne pouvait mieux faire que moi.
Au Burkina, Dadis Camara cloîtré dans la villa qui accueillait Alpha Condé Trois mois après avoir survécu à une tentative d'assassinat, le chef de la junte guinéenne, Moussa Dadis Camara vit reclus à Ouagadougou dans une luxueuse villa, hors de vue des médias. Ici, pas d'escouades de "bérets rouges", comme au camp militaire Alpha Yaya Diallo de Conakry où "Dadis" était constamment entouré de soldats, depuis le putsch qui l'avait porté au pouvoir fin 2008. Massacre du 28 septembre : la justice guinéenne ne peut pas et ne doit pas traiter le dossier
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Coup d'Etat au Niger, le président arrêté: Le prix de l’entêtement
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- Confirmation du Commandant Pivi et du lieutenant-colonel Tiegboro dans la transition: des Guinéens s'inquiètent...
- Reportage spécial de la chaine numérique PLANET et le Collectif Guinéen sur le combat de la Dispora guinéenne à Paris
- La diaspora guinéenne était présente, j'y étais
- Les oubliés de la transition sont avant tout les Guinéens de l’Extérieur.




CONAKRY/ La procureur adjointe de la Cour Pénale Internationale est à Conakry depuis le mercredi soir pour un travail de prospection en Guinée qui devrait lui permettre de savoir si la justice guinéenne était assez indépendante pour juger les militaires impliqués dans les atrocités du 28 septembre au cours desquels plus de 150 personnes ont perdu la vie et des dizaines de femmes violées, humiliées jusque dans leurs profondeurs intimes. Des militaires à l'image de Moussa Tiégboro Camara et Claude Pivi, cités par la commission d'enquête de l'ONU dans ces tristes événements ont été curieusement reconduits à leurs postes, respectivement Ministre d'Etat à la Présidence chargé de la lutte contre la drogue, des services spéciaux et du grand banditisme et Ministre d'Etat chargé de la Sécurité Présidentielle. De simples Ministres sous le magistère de Moussa Dadis Camara, ils ont été elevés au rang de Ministres d'Etat à la faveur du décret portant composition du gouvernement d'union nationale de transition et publié la veille de l'arrivée de la procureur adjointe de la Cour Pénale Internationale.
Hier 18 février 2010 en fin de matinée, des tirs sporadiques d’armes légères et lourdes ont été entendus aux alentours de la présidence de la République nigérienne. Simple mouvement d’humeur de la soldatesque ou tentative de coup d’Etat en bonne et due forme s’interrogeait-on. Un évènement qui survient d‘ailleurs au lendemain du sommet des chefs d’Etat de la CEDEAO tenu à Abuja et dont l’un des plats de résistance était justement la situation grippée depuis des mois au Niger à cause du coup d’Etat constitutionnel de Tandja .